Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 18:19
Au cœur du quartier du Marais, dans l’Espace des Blancs Manteaux, des danseuses en collant blanc improvisaient des chorégraphies contemporaines autour d’un imposant triangle de voilages, dans un contexte sonore rythmé. Elles s’évaporaient parfois au cœur de la figure géométrique pour réapparaître plus loin en ombres chinoises, apportant un écho à des projections vidéo. Certaines « performeuses » se joignaient au public pour une interactivité particulièrement sensuelle.
C’est à nouveau dans un dispositif résolument contemporain que la 8ème Nuit Blanche de Paris avait décidé d’investir les quartiers des Buttes Chaumont jusqu’au Jardin du Luxembourg, en passant par Le Châtelet/Les Halles et le quartier du Marais.
Autant que possible, je m’efforce de ne pas rater ce rendez-vous nocturne propice au rêve et à la flânerie. Sur des lieux maintes fois parcourus, on se laisse surprendre par une vidéo placardée sur un mur au détour d’une rue, ou bien happer par une ambiance sonore provenant d’une cour intérieure. Sur le Pont St. Louis, on déambule à travers une installation architecturale lumineuse, une véritable immersion dans un voyage chromatique. L’église Saint-Eustache et Notre-Dame n’ont pas échappé à l’imagination burlesque des artistes contemporains.
Il arrive par moment qu’entre l’intention de l’artiste et le résultat de sa création, le message demeure un peu flou, peut-être du fait d’un cheminement excessif ou bien, au contraire, de par une sobriété trop marquée. Peu importe, cette traversée dans un Paris qui résonne différemment n’en reste pas moins un parcours poétique et pénétrant, une rencontre inspirée entre des oeuvres et des lieux.
Les critiques et les réflexions de chacun avaient lieu aux terrasses des cafés ou sur les trottoirs comme pour profiter une dernière fois des bienfaits de l’été indien et conjurer la saison hivernale qui approche.



Par Marco - Publié dans : Marc
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 23:59

J’aime bien les premières fois, ce sont des instants de découverte où tous nos sens sont en éveil, où l’on ne loupe rien de ce qui nous frôle et l’on se laisse porter par l’ambiance. Ces instants-là, je les ai retrouvés lors de la « grand-messe » annuelle de La Courneuve : La Fête de l’Humanité, où je mettais les pieds pour la première fois.
Je n’étais parti avec aucune idée préconçue, j’imaginais seulement un rassemblement de partisans activistes et insoumis, débattant sur les discours qui venaient d’être prononcés et arrêtant sans cesse les passants pour signer une pétition ou une souscription au parti. Ce côté militant et engagé de la manifestation était bien vivant, mais sans excès, de quoi faire une bonne collection de tracts. Mais une autre sorte de mobilisation (pour l’anis et le houblon…) était présente, à grand renfort de panneaux publicitaires pour Kronenbourg, Ricard ou Havana Club, une invitation à la débauche, une sorte de carte blanche, avec même pour compagnon de route, un superbe verre en plastique estampillé offert gratuitement à l’entrée, tout comme pour une dégustation au salon du vin. Les grands représentants de cette dégustation étaient les 15-20 ans en dreadlocks-piercings-tatouages et sarouel, affichant une idéologie profonde pour le reggae ou le hardcore. D’un élan commun et humaniste, ils sont venus de la France entière, le temps d’un long week-end de trois jours, essayer de « changer le monde » à grand renfort de pétards et d’alcool.




 A mon retour, je me suis plongé dans le petit Larousse pour avoir une définition exacte du mot « fête » et « humanité ». Pour le premier, j’ai trouvé : réjouissances organisées par un particulier ou une collectivité,  et pour le second était inscrit nature humaine : les faiblesses de l’humanité. Je me suis amusé à joindre les deux définitions qui illustraient assez bien la journée d’hier.
J’aime bien les premières fois où rien ne nous échappe et où le manque d’habitudes nous donne une certaine clairvoyance. Mais ce rassemblement politique attire toujours bon nombre de sympathisants actifs 79 ans plus tard, dans une ambiance conviviale, populaire et chaleureuse. Enfin ceci est juste le point de vue d’un visiteur-photographe de passage.





PS : Sur toutes les images présentées ici, il y en a une que j’ai voulue en noir et blanc, qui se prête beaucoup plus à la mélancolie dégagée par ce musicien assis.

 

Par Marco - Publié dans : Marc
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 19:00

Un bref orage avait laissé tombé que quelques gouttes de pluie mais cela suffisait à rendre l’air moins brûlant. Des artisans en avaient profité pour prendre le frais sur le pas de porte de leur atelier. C’était une bonne occasion pour faire des rencontres.
J’ai longuement observé le vieil homme s’installer, dans cette ruelle de Bangalore, en ajustant son vêtement avec des gestes lents et amples. A son tour il m’a regardé avec insistance et son regard semblait m’indiquer qu’il était prêt pour la photo. Il dissimila pudiquement la blessure qu’il avait au pied. Je lui demandai juste de s’asseoir et poser ses longues mains sur ses genoux.



Il est très difficile de faire comprendre aux indiens qu'on souhaite autre chose qu'une pose statique, d’une raideur monotone. Ils semblent de pas percevoir à priori ce que pourrait rendre une posture ou une attitude qui ne leur paraîtrait pas naturelle. Ils apparaissent alors maladroits presque timides, mais se laissent toujours gentiment prendre en photo.

Par Lrnt - Publié dans : Laurent
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 21:49

Chaque année, le Parc Floral de Vincennes accueille son festival. De nombreux artistes renommés du jazz et du blues se sont produits sous le chapiteau qui répercute d’une façon étonnante l’acoustique dans le Parc. Cette fois-ci, la tête d’affiche était Joe-Louis Walker, un guitariste de Soul-Blues qui propose une musique groovy et flatteuse avec quelques incursions dans le Rock. Le Blues joué par le Camerounais Roland Tchakounté, invité en première partie, sonnait plus juste. Sa musique chargée d’émotions était rehaussée d’une voix chaude au service d’un chant empli de sincérité.
Le Parc ne se dévoile pas facilement, dès l’entrée, son architecture savamment pensée ne laisse rien transparaître. Des monticules de pelouse servant de belvédères masquent tous les espaces situés plus en contrebas, ainsi que la scène où se produisent les musiciens.
Sur leurs crêtes, des enfants jouent non loin des parents absorbés par le concert. Dans les allées, des voitures rouges à pédales circulent et font le bonheur des familles. Mon thème photographique de l’après-midi était scellé : la couleur (il n’y aura donc pas d’images de Joe-Louis Walker).
Les talus recouverts de verdure surmontés d’un ciel bleu parsemé de nuages blancs étaient une évidence, le rouge était le fil, il serait la couleur complémentaire indispensable, la cerise sur le gâteau.

Un petit clin d’œil au passage pour le photographe coloriste belge Harry Gruyaert qui a été une influence de la première heure. Ses images me reviennent à l’esprit  lorsqu’il m’arrive de m‘engager sur ce thème de la couleur.



Par Marco - Publié dans : Marc
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 19:19

Vendredi 26, devant mon petit noir du matin, la nouvelle tombe : Michael Jackson est mort.
Je ne vais pas débattre sur ce blog dédié à la photo du parcours de l’artiste, de son talent fondé ou non, ou bien de sa personnalité : pour cela, je conseillerais de lire la biographie de Quincy JONES, claire et incontestable sur le sujet.
Mais une chose pour le moins surprenante s’est produite dans les jours qui ont suivi le décès de la star : ma belle-mère qui, à l’aube de ses 81 ans, ne connaissait le personnage que par ses frasques, s’est vue transformée en véritable fan de ses chansons l’espace d’un week-end sur-médiatisé, axé sur «le roi de la pop». Une question s’est alors posée : Michael Jackson, demi-Dieu ou machine à tubes ?
Un hommage aux pieds de Notre-Dame de Paris devait avoir lieu en début de soirée. Une imagination fantasmagorique ne faisait qu’amplifier au fil des heures, le désir de me rendre sur place. J’imaginais déjà la foule s’amasser devant la cathédrale, mélangeant les adeptes du « moon walk » (initié par le mime Marceau) avec les quadras vêtus de la panoplie de l’idole de leurs 20 ans, et d’autres extravagants. La manifestation organisée à la hâte sur facebook n’avait pas pris en compte qu’une cérémonie devait avoir lieu le lendemain dans la cathédrale et, qu’à cette occasion, la place centrale serait entièrement clôturée. Les aficionados s’agglutinaient dans les allées latérales, se frayant laborieusement un chemin entre une kyrielle de cars-régies et les directs des journalistes. La réalité n’était pas forcement à la hauteur de mes illusions. La majorité des personnes présentes devait avoir entre 5 et 10 ans à l’apogée du chanteur au milieu des années 80. Quelques fans de la première heure sortis de mon imagination, s’étaient affublés des différentes tenues de scène de leur vedette préférée.





Le rassemblement se voulait festif, mais peinait à trouver son rythme, des petits groupes de danseurs créaient des attroupements, plus loin on reprenait les paroles des chansons diffusées sur des baladeurs MP3 amplifiés. Les jeunes s’observaient mutuellement, espérant un élan commun quelconque. Il fût atteint lorsqu’un pseudo-sosie d’une vingtaine d’années, juché sur le socle de la statue de Charlemagne, avait fini par s’identifier à la star et s’était accaparé la foule qui hurlait à chaque mot prononcé. La presse en a fait ses choux gras. On donnait dans le burlesque. Idem pour trois amies venues verser des larmes, qui finirent en pâtures pour TF1.
Je vais quand même finir sur une note positive, en précisant que l’ambiance était bon enfant et le manque d’organisation du début s’est vu rattrapé par une marche collective finale.
Deuxième point positif : j’ai d’ores et déjà trouvé le prochain cadeau d’anniversaire de ma belle-mère !

Par Marco - Publié dans : Marc
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 15:00

Ce festival qui a lieu une fois par an au cours de la pleine lune de février/mars, pourrait bien s’apparenter à un carnaval, mais l’Inde est multiple et ne se contente pas d’appellations aussi simples et rationnelles, Holi représente donc forcément plus que cela, mais quoi exactement ? juste la commémoration de l’arrivée du printemps par des jets de couleurs, une fête religieuse évoquant l’histoire d’amour entre Krishna et Rhâda, la célébration de la fertilité et de la fécondité, le culte du Dieu Kâma, une transgression de l’interdit, un dépassement de soi ? Holi, c’est tout cela à la fois, abondamment saupoudré de couleurs et très généreusement arrosé.

Dans la région de Vrindavan et Mathura - lieu supposé de naissance de Krishna -, les festivités durent plus d’une semaine, le dernier jour reste le plus débridé et l’affluence est à son comble.

Les jets d’eau que nous avons régulièrement essuyés, au passage de notre rickshaw sur le trajet entre les deux villes, laissaient déjà présager de l’intensité de cette dernière journée.

Arrivés à Vrindavan, nous avons suivi la foule qui s’amassait dans la rue principale et se dirigeait vers le temple Bankey Bihari situé au centre du village. Tout en remontant la rue, les hommes et les enfants nous couvraient le visage de poudres colorées, tandis que d’autres nous lançaient des gerbes de couleurs par poignées, tout en clamant réjouis  «Radhe, Radhe ! » (Tu es le bienvenu). Une centaine de mètres plus haut, la ruelle perpendiculaire qui menait au temple débordait de monde, nous sommes restés immobilisés là une quinzaine de minutes, peut-être bien plus, le temps s’était arrêté au milieu de ce chaos où les corps se mêlaient et les visages colorés nous renvoyaient au cœur de la mythologie, nous étions nez à nez avec cette Inde mystique et bouillonnante, ivre de vie et profondément généreuse. Un déluge de couleurs et d’eau s’abattait sur nous. L’exaltation était à son comble. L’accès au temple a été une véritable expédition, mais le spectacle qui s’offrait à nous une fois à l’intérieur était saisissant. La salle se trouvait dans un épais brouillard de poudres en suspension et le bruit des acclamations était continu ; tournée vers une scène où des personnages faisaient revivre les amours de Krishna et Rhâda, la foule s’enflammait à chaque apparition des Dieux en scandant à nouveau « Radhe, Radhe », et les projections de poudres créaient une fresque multicolore.

Nous sommes restés dans ce temple plusieurs heures, sans que notre curiosité ne soit rassasiée, pour qu’au final cet inoubliable spectacle finisse par imprimer à tout jamais nos mémoires.

On a toujours ressenti tout au long de ces journées frénétiques beaucoup d’amour et d’humanité. Holi, c’est avant tout un formidable élan de fraternité où les hommes s’unissent et effacent leurs querelles et leurs rancœurs, où les barrières sociales disparaissent, c’est la victoire du bien sur le mal, où l’excès de bruit, le débordement des attitudes et la transgression conduisent à la spiritualité et à une paix intérieure.










Par Marco - Publié dans : Marc
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 13:05

Force est de constater qu’une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de poster une image retravaillée.
La scène se passe derrière le Taj Mahal : la face cachée, peut-être l’emplacement le plus séduisant et pittoresque pour contempler le monument. Situé à l’extérieur de l’enceinte attribuée à la visite, le lieu est connu et accessible par tous, mais tout le monde ne s’aventure pas jusque là et c’est mieux comme cela.
C’est ici le terrain de jeu des enfants du coin : ils y pratiquent le cricket, ils viennent y attraper quelques poissons et les plus jeunes courent après les libellules, sans oublier une minorité inéluctable de quémandeurs en herbe fort sympathiques.
Le soir approchant, les photographes amateurs se rendent ici pour se rassasier de lumière aux accents ambrés et rechercher des compositions atypiques, mais c’est aussi l’endroit préféré des couples en quête de plénitude et de tranquillité - après des journées indiennes éreintantes - qui viennent s’asseoir au bord de la rivière Yamunâ, face au mausolée, et se laisser envoûter par la couleur dorée que revêt le marbre avec le déclin du soleil.
Au moment où j’ai pris cette image, le soleil s’était voilé, la couleur et la luminosité s’étaient considérablement affaiblies, je ne retrouvais plus le charme et l’enchantement des instants précédents, j’avais pourtant devant moi les ingrédients d’une image réussie : le Taj au loin, son reflet dans la Yamunâ et le profil évasif du personnage au premier plan, une main sur la barque, seule l’absence de lumière anéantissait la magie du lieu ; aussi, tout en prenant la photo, l’idée de retouche se révélait être une évidence.
Ce type de photo « d’illustration » appelle une certaine rigueur esthétique, voire une orientation plus onirique - elle doit charmer -.
Même si, au final, l’image tout comme le récit décrivent un endroit poétique, la réalité est souvent moins idéale.

Par Marco - Publié dans : Marc
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 17:23

Les femmes drapées de leur sari multicolore s’étaient réfugiées à l’ombre des arbres qui bordaient l’entrée du Mausolée d’Akbar dans la province d’Agra. Elles aussi étaient en visite, accompagnées de leurs maris, parents et enfants venus certainement d’une autre région de l’Inde.



L’harmonie de ces voiles de couleurs avait attiré mon regard et je me prenais à élaborer maintes situations photographiques, mais mon enthousiasme à réaliser une image n’était pas à son apogée tant celle-ci me paraissait difficilement réalisable. Assises sans trop d’unité dans un lieu qui manquait indéfectiblement de clarté, la photo « volée » était exclue et la mise en scène était la seule alternative possible. Mais le regard des maris, qui m’observaient depuis un certain temps lorgner dans leur direction, ne m’engageait guère à porter plus loin l’expérience, et perdu dans mes réflexions, je ne me rendais pas compte de mon insistance. J’ai bien failli abandonner, mais quelque chose m’incitait à franchir le pas.
Je décidais donc de mettre en place l’image qui avait fini par prendre forme après de nombreuses hésitations : quelques minutes d’approche et d’explications - essentiellement avec les maris - ont finalement détendu l’atmosphère d’un côté comme de l’autre, la mise en place était laborieuse puisqu’il ne s’agissait pas de faire une photo de famille où tout le monde aurait été bien aligné de face comme ils s’apprêtaient à le faire. Puis des sourires firent leur apparition lors de la disposition des « modèles », mais le summum fut atteint lorsque j’ai demandé à Julienne de déplier le réflecteur sous leurs visages pour récupérer un peu de lumière ! La photo à laquelle elles avaient accepté de participer, et qui devait être la plus simple du monde, devenait pour elles un véritable « studio photo ambulant», laissant éclater des fous rires de leur part et attirant des curieux aux alentours.
Cet échange, qui a bien failli ne jamais exister, a fini par créer un moment inoubliable et une de mes images préférées de ce voyage.

Par Marco - Publié dans : Marc
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 14:37

Natitingou, bourgade de l'Atacora au nord du Bénin, est traversée par la route. Le goudron, comme on l’appelle ici, serpente le pays du nord au sud, et est le lieu des animations les plus diverses. Les abords de la route ont été annexés par des petites boutiques et des vendeurs à la sauvette. Mais ces bas cotés sont aussi les terrains de jeux de bon nombre d’enfants qui au mépris de la circulation viennent courir le long de la voie.
Ainsi surgit ce petit garçon, trottinait gentiment, menant son pneu à la baguette et qui m’a doublé en me lançant un "bonjour" en guise d’avertisseur sonore. Je lui ai couru après pour me poster un peu plus en amont et le prendre en photo. Il a à peine attendu le coup de flash et est reparti aussitôt, en riant, courant derrière son jouet. C’est bien plus tard que je lui ai montré la photo, lorsqu’il s’est décidé à faire le chemin dans l’autre sens. On s’est assis par terre en bordure du goudron et il m’a raconté comment il avait eu son pneu.


Par Lrnt - Publié dans : Laurent
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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 14:02

En arpentant les allées du marché de Samarcande aux alentours de 17 h 30, j’espérais trouver une lumière douce et colorée de fin de journée, mais aussi une atmosphère différente de mon premier passage du midi. La lumière rasante plaçait le décor en contre-jour en créant une ambiance ouatée, les clients qui se faisaient déjà plus rares permettaient aux commerçants de s’accorder quelques minutes de répit avant de remballer.
C’est pour ces raisons que je me suis arrêté presque instinctivement devant ces trois femmes qui s’étaient rapprochées pour discuter ; le contraste était parfait, j’avais en fond la magnifique Mosquée Bibi Khanoum dans une légère brume et mon premier plan plus ombragé.
Tout y était, tout sauf l’attitude des ces trois femmes qui me tournaient le dos, je savais que je tenais une bonne image, j’ai donc dû attendre derrière un étal qu’il se passe quelque chose de plus harmonieux, ce qui arriva au bout de quelques minutes lorsque la femme du milieu se positionna nonchalamment de profil : l’équilibre était idéal.
Mes trois quarts d’heure passés dans le bazar n’auront pas été vains, et même si au final il n’y avait pas eu d’image, il y aurait tout de même eu des échanges amicaux, des fruits secs goûtés et l’atmosphère tout simplement envoûtante qui se dégageait en cette fin d’après-midi.


Par Marco - Publié dans : Marc
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